Notice ”Lab : brancher des capteurs sur le micro:bit

micro:bit v2 et carte d'extension « façon ESP32 » (toutes les broches sorties en rangées G / V / S). Interface : ”Lab.

1. Les 5 rĂšgles Ă  ne jamais oublier

  1. Jamais plus de 3,3 V sur une broche (P0 à P20). Le micro:bit fonctionne en 3,3 V et ses broches ne tolÚrent pas le 5 V : un signal de 5 V peut le détruire, immédiatement ou à la longue.
  2. Ne jamais relier une alimentation 5 V Ă  la broche 3V du micro:bit : elle remonterait dans la carte.
  3. Toutes les masses ensemble : GND du micro:bit, GND du module, GND de l'alimentation extérieure (bloc, boßtier Jeulin
). Sans masse commune, les mesures sont fausses ou aléatoires.
  4. Cùbler hors tension : débranche le cùble USB, fais le cùblage, vérifie, puis rebranche. ”Lab détecte le module tout seul au rebranchement.
  5. Sélecteur d'alimentation de la carte d'extension sur 3,3 V par défaut. On ne passe en 5 V que dans les cas décrits au chapitre 4, jamais par confort.

2. Repérer les broches de la carte d'extension

Chaque broche est sortie sur une rangée de 3 picots : G = masse (GND), V = alimentation (3,3 V ou 5 V selon le sélecteur), S = signal (la broche du micro:bit). Un module à 3 fils se branche donc directement sur G-V-S, en respectant l'ordre indiqué sur le module (GND, VCC, OUT/SIG).

BrocheUsage dans ”LabRemarque
P0, P1, P2EntrĂ©es analogiques (0-3,3 V → 0-1023) ou tout-ou-rienLes broches Ă  privilĂ©gier pour les capteurs analogiques.
P3, P4, P10Analogiques si l'Ă©cran LED est Ă©teintOnglet Branchements → dĂ©cocher « Écran LED allumĂ© ».
P8, P13, P14, P15, P16Entrées/sorties numériques (0/1)Boutons, PIR, obstacle IR, ultrasons (trig/echo)

P19 = SCL, P20 = SDABus I2CRéservées aux modules I2C : ne rien y brancher d'autre.
P5 / P11Boutons A / B de la carteOccupées.
P6, P7, P9Écran LEDOccupĂ©es.
P12RéservéeNe pas utiliser.
3V / GNDAlimentation 3,3 V / masseReste sous ~100 mA au total sur la broche 3V.

Dans ”Lab, l'onglet 🔌 Branchements affiche ce schĂ©ma en direct : une broche passe au vert quand un module y est dĂ©tectĂ©.

3. Brancher un module I2C (pas Ă  pas)

Un module I2C se branche avec 4 fils et se reconnaĂźt tout seul : ”Lab lit son adresse et son registre d'identitĂ©, puis crĂ©e ses voies (tempĂ©rature, pression
) sans aucun rĂ©glage.

Étape 1 : lire les inscriptions du module

Inscription sur le moduleSignification
VCC, VIN, V+, 3V3Alimentation
GND, G, −Masse
SDA (parfois SDI, DA)Données I2C
SCL (parfois SCK, CL)Horloge I2C
ADDR, AD0, SDO, A0/A1Choix de l'adresse : laisser libre (sauf si 2 modules identiques, voir étape 5)
INT, DRDY, XDA, XCL, CSNon utilisées : laisser libres

Étape 2 : vĂ©rifier la tension du module

Étape 3 : cĂąbler (cĂąble USB dĂ©branchĂ©)

ModuleCarte d'extension / micro:bitFil Grove (si connecteur Grove)
VCC3V (ou picot V avec sélecteur sur 3,3 V)rouge
GNDGNDnoir
SDAP20blanc
SCLP19jaune
micro:bit (carte d'extension) Module I2C (ex. BME280) 3VGND P20 (SDA)P19 (SCL) VCCGNDSDASCL
4 fils : alimentation 3,3 V, masse, SDA sur P20, SCL sur P19. Plusieurs modules I2C se branchent en parallĂšle sur ces 4 mĂȘmes fils.

Étape 4 : rebrancher et vĂ©rifier dans ”Lab

  1. Rebranche le cĂąble USB. En 3 secondes environ, une notification « Module I2C 
 dĂ©tectĂ© » apparaĂźt.
  2. Ses voies apparaissent à gauche dans Modules I2C, avec leurs unités. Coche celles à enregistrer.
  3. L'onglet 🔌 Branchements liste les modules prĂ©sents et leurs adresses.

Modules reconnus automatiquement

ModuleAdresse(s)Grandeurs dans ”Lab
BME280 / BMP2800x76, 0x77Température (°C), pression (hPa), + humidité (%) pour le BME280
AHT20 / AHT100x38Température, humidité
SHT30 / SHT310x44, 0x45Température, humidité
HTU21D / SI70210x40Température, humidité
BH1750 (GY-302)0x23, 0x5CÉclairement (lx)
MPU6050 (GY-521)0x68, 0x69Accélération x/y/z (g), rotation x/y/z (°/s)
ADS11150x48 à 0x4B4 tensions A0-A3 (V), 16 bits, pleine échelle ±6,144 V
INA2190x40, 0x41, 0x44, 0x45Tension (V, jusqu'à 26 V) et intensité (mA, shunt 0,1 Ω)
LM75 / TMP1020x48 à 0x4BTempérature
TCS347250x29LumiÚre totale, rouge, vert, bleu (colorimétrie)
MLX90614 (GY-906)0x5ATempérature de l'objet visé (infrarouge), température ambiante

IdentifiĂ©s mais pas mesurĂ©s : Ă©cran OLED (0x3C), horloge DS3231, VL53L0X, BMP180, APDS9960. Tout autre module apparaĂźt comme « Module inconnu 0x
 » : il est bien cĂąblĂ©, mais ”Lab n'a pas de pilote pour lui.

Étape 5 : deux modules identiques

Deux modules sur le mĂȘme bus doivent avoir des adresses diffĂ©rentes. Pour deux modules identiques, change l'adresse de l'un d'eux :

Adresses réservées par ”Lab : 0x19, 0x1E, 0x70, 0x72 (capteurs internes du micro:bit). Un module externe réglé sur l'une d'elles (par ex. le multiplexeur TCA9548A, 0x70 par défaut) est ignoré : change son adresse.

Longueur des fils : moins de 50 cm. Au-delà de 4-5 modules en parallÚle, les résistances de rappel des modules s'additionnent et le bus peut devenir instable.

4. Brancher un module 5 V sans pont diviseur

« Module 5 V » recouvre quatre situations diffĂ©rentes. Suis l'ordre A → D : prends le premier cas qui s'applique.

Outil indispensable : un multimĂštre. Avant de relier la sortie d'un module inconnu au micro:bit, alimente le module comme prĂ©vu, sans le relier au micro:bit. Mesure ensuite la tension entre sa sortie (OUT/SIG/AO) et GND, dans toutes les situations (lumiĂšre forte, capteur actionné ). Si elle dĂ©passe 3,3 V, cette sortie ne doit pas aller directement sur une broche.

Cas A : le module accepte aussi le 3,3 V le plus simple

Beaucoup de modules vendus « 5 V » fonctionnent trÚs bien en 3,3 V (plage « 3,3-5 V » sur la fiche). On les alimente en 3,3 V (sélecteur de la carte d'extension sur 3,3 V, ou VCC sur 3V) : leur sortie ne peut alors pas dépasser 3,3 V. Aucun composant supplémentaire n'est nécessaire.

Généralement compatibles 3,3 V (à confirmer sur la fiche de ton module) : potentiomÚtre, photorésistance (LDR), humidité du sol capacitive v1.2, niveau d'eau, capteur de son KY-037/038, obstacle IR, flamme, bouton, choc/vibration, joystick, effet Hall, suiveur de ligne, ultrasons RCWL-1601 / HC-SR04P, et la plupart des modules I2C.

Dans ”Lab : clique la voie de la broche → choisis le capteur dans la galerie. C'est terminĂ©.

Cas B : alimentĂ© en 5 V mais sortie ≀ 3,3 V

Certains modules ont besoin de 5 V pour fonctionner mais produisent eux-mĂȘmes une sortie en 3,3 V. Exemple typique : le dĂ©tecteur de mouvement PIR HC-SR501 (alimentation 5 V, sortie 3,3 V).

  1. Alimente le module en 5 V (picot V avec sélecteur sur 5 V, ou alimentation extérieure), GND commun.
  2. Vérifie au multimÚtre que la sortie ne dépasse jamais 3,3 V (voir l'encadré ci-dessus).
  3. Seulement alors, relie la sortie à une broche (P8, P13
 en numérique, P0-P2 en analogique).
Attention : avec le sélecteur de la carte d'extension sur 5 V, toute la rangée V passe en 5 V. Tous les autres modules branchés sur la carte reçoivent alors 5 V et doivent le supporter, eux aussi, sans sortir plus de 3,3 V.

Cas C : signal numĂ©rique en 5 V → convertisseur de niveau

Exemples : écho de l'ultrason HC-SR04 classique, module I2C 5 V uniquement, sorties numériques 5 V. Solution : un convertisseur de niveau logique bidirectionnel 4 canaux (module BSS138, « Logic Level Converter », quelques dizaines de centimes sur AliExpress). Il fonctionne aussi pour l'I2C.

ConvertisseurRelier Ă 
HV5 V (picot V en 5 V, ou alimentation 5 V extérieure)
LV3V du micro:bit
GND (les deux cÎtés)GND commun
HV1 
 HV4Signaux cÎté module 5 V
LV1 
 LV4Broches du micro:bit correspondantes
micro:bit Convertisseur BSS138 HC-SR04 (5 V) 3VGNDP13 (trig)P14 (echo) LVGNDLV1LV2 HVGNDHV1HV2 VCC (5 V)GNDTrigEcho 5 V 3,3 V
HC-SR04 5 V : trig et echo passent par le convertisseur. Le 5 V du HV et du VCC vient du picot V en 5 V ou d'une alimentation extérieure, jamais de la broche 3V.

Dans ”Lab (HC-SR04) : onglet 🔌 Branchements → Ultrasons : trig = 13, echo = 14 → Activer. La voie « Distance (ultrasons) » en cm apparaĂźt.

Module I2C 5 V uniquement : SDA et SCL passent chacun par un canal du convertisseur (LV1 ↔ P20, LV2 ↔ P19). Le module est alimentĂ© en 5 V cĂŽtĂ© HV.

Cas D : signal analogique 0-5 V → module « voltmĂštre » I2C

C'est le cas des capteurs Jeulin, Pierron, des capteurs de pression 0-5 V, de la sortie AO d'un capteur de gaz MQ alimentĂ© en 5 V
 Un convertisseur de niveau ne convient pas ici : il est fait pour du tout-ou-rien, pas pour une tension qui varie. Sans pont diviseur, on passe par un petit module I2C qui mesure lui-mĂȘme la tension.

Solution D0 (la plus simple, sans soudure) : module « capteur de tension 0-25 V »

Petit module rouge ou bleu vendu « Voltage Sensor 0-25V DC » (≈ 0,30 €, AliExpress). Il contient un pont diviseur tout fait (30 kΩ / 7,5 kΩ) qui divise la tension par 5. CĂŽtĂ© capteur, il a un bornier Ă  vis ; cĂŽtĂ© micro:bit, 3 picots S / + / − qui se branchent directement sur une rangĂ©e G-V-S de la carte d'extension.

  1. Enfiche le module sur la rangĂ©e de P0, P1 ou P2 : − sur G, + sur V, S sur S. VĂ©rifie les lettres imprimĂ©es sur ton module : l'ordre peut varier. Le picot + n'est reliĂ© Ă  rien dans le module.
  2. Bornier à vis : sortie du capteur → VCC (borne +), masse du capteur → GND (borne −).
  3. Dans ”Lab : clique la voie de la broche → Jeulin / Pierron 0-5 V → adaptateur « Module capteur de tension 0-25 V (Ă·5) », choisi par dĂ©faut → recopie la correspondance de la notice du capteur (ou Ă©talonne sur 2 points) → Enregistrer. C'est mĂ©morisĂ©.
Pourquoi c'est la solution « sans prise de tĂȘte » : une seule piĂšce Ă  enficher, deux vis Ă  serrer, rien Ă  souder, rien Ă  alimenter. Le micro:bit ne risque rien : mĂȘme une entrĂ©e de 12 V n'arrive qu'Ă  2,4 V sur la broche (limite : 16,5 V). La masse est commune d'office par le bornier.
Limite : comme on divise par 5, un pas de mesure vaut environ 16 mV, soit ≈ 300 niveaux entre 0 et 5 V. C'est suffisant pour la plupart des TP (tempĂ©rature, pH, pression
). Pour plus de finesse, prends l'INA219 (D1).

Solution D1 (plus précise) : INA219 utilisé en voltmÚtre 0-26 V

Le module INA219 (≈ 1-2 €) s'alimente en 3,3 V mais mesure des tensions de 0 Ă  26 V sur son entrĂ©e VIN−. Son bus I2C reste donc en 3,3 V : aucun convertisseur, aucun pont diviseur. RĂ©solution 4 mV, tensions positives uniquement.

  1. INA219 : VCC → 3V, GND → GND, SDA → P20, SCL → P19 (cñblage I2C normal, chapitre 3).
  2. Sortie du capteur → VIN− de l'INA219. VIN+ peut rester libre : il est reliĂ© Ă  VIN− par la rĂ©sistance de shunt de 0,1 Ω du module.
  3. Masse du capteur → GND (masse commune, indispensable : l'INA219 mesure VIN− par rapport à GND).
  4. Alimente le capteur comme d'habitude (son boütier, son bloc 5 V
).
  5. Dans ”Lab, la voie « Tension (INA219) » apparaĂźt : clique-la → Jeulin / Pierron 0-5 V → rapport du pont = 1 → recopie la correspondance de la notice du capteur → Enregistrer.
  6. La voie « Intensité (INA219) » n'a pas de sens dans ce montage : laisse-la décochée.
micro:bit INA219 Capteur 0-5 V 3VGNDP20 (SDA)P19 (SCL) VCCGNDSDASCL VIN−(VIN+ libre) Sortie (0-5 V)Masse
La masse du capteur rejoint le GND commun. Jusqu'Ă  4 INA219 (adresses 0x40, 0x41, 0x44, 0x45) pour 4 capteurs.

Solution D2 : ADS1115 alimenté en 5 V + convertisseur de niveau

Pour 4 voies sur un seul module et une résolution de 16 bits. ”Lab rÚgle l'ADS1115 sur une pleine échelle de ±6,144 V, soit environ 0,19 mV par pas.

AlimentĂ© en 3,3 V, l'ADS1115 ne mesure que jusqu'Ă  ≈ 3,6 V : il faudrait alors revenir au pont diviseur.

À ne pas faire : mettre une simple rĂ©sistance en sĂ©rie « pour limiter » un signal 5 V vers une broche. Cela sollicite les diodes de protection internes du micro:bit : ce n'est pas fiable et les mesures analogiques sont faussĂ©es.

5. Cas des capteurs Jeulin / Pierron

  1. Connectique : sortie en douilles banane 4 mm → cordon banane / pince croco / fil Dupont.
  2. Alimentation : celle prévue par le fabricant (boßtier, bloc secteur, 5 V). Jamais par la broche 3V du micro:bit.
  3. Masse : la douille de masse (noire, ⏚ ou « 0 V ») du capteur → GND du micro:bit.
  4. Sortie : dans le bornier d'un module capteur de tension 0-25 V enfichĂ© sur P0, P1 ou P2 (solution D0, la plus simple). Pour plus de prĂ©cision : vers VIN− d'un INA219 (D1) ou une entrĂ©e d'ADS1115 (D2).
  5. Dans ”Lab : clique la voie → Jeulin / Pierron 0-5 V. Renseigne la grandeur (ex. « pH »), l'unitĂ©, l'adaptateur (module 0-25 V par dĂ©faut ; rien Ă  choisir via INA219/ADS1115) et la correspondance donnĂ©e par la notice du capteur : tension U₁ ↔ valeur y₁ et tension U₂ ↔ valeur y₂.
  6. Ou Ă©talonne sur 2 points : dans la mĂȘme fenĂȘtre, « Étalonner sur 2 points ». Place le capteur dans une situation connue (ex. solution tampon pH 4), entre la valeur vraie, puis « Mesurer ». Recommence avec une deuxiĂšme situation (pH 7). ”Lab calcule la droite d'Ă©talonnage.
  7. Le réglage est mémorisé pour cette entrée : au prochain branchement, le capteur est reconnu directement.

Appareils Jeulin InitioÂź 2 en USB direct (le plus simple) : conductimĂštre, pH-mĂštre

Le conductimÚtre Initio 2 (réf. 701 653) et le pH-mÚtre Initio 2 (réf. 701 652) se branchent directement en micro-USB sur le PC qui fait tourner ”Lab : ni carte, ni module, ni étalonnage dans ”Lab (la valeur est celle de l'écran de l'appareil, déjà en mS/cm ou en unité pH).

  1. Allume l'Initio 2 et relie-le au PC (cĂąble micro-USB, celui de la recharge). Il apparaĂźt en ~1 s : « ● ConductimĂštre Jeulin connectĂ© ». Si une carte (micro:bit, ESP32) est aussi branchĂ©e, choisis « Jeulin » en haut Ă  gauche.
  2. Voies : conductimĂštre → ConductivitĂ© σ (mS/cm, cochĂ©e d'office) et TempĂ©rature (compensation) (sonde de l'appareil ; 25 °C sans sonde, mode CTM) ; pH-mĂštre → pH (cochĂ©e d'office). Un seul appareil Jeulin actif Ă  la fois.
  3. Temporel : jusqu'Ă  20 mesures/s, et les essais longs sĂ©curisĂ©s (cinĂ©tique, refroidissement
). Pas Ă  pas : dosage conductimĂ©trique ou pH-mĂ©trique, « + Point » Ă  chaque ajout de volume. Pas de mode rafale.
  4. Le calibre (2 ou 20 mS/cm) et l'étalonnage (solutions tampons pH 4 / 7 pour le pH-mÚtre) se rÚglent sur l'appareil ; ”Lab reçoit la valeur affichée. Débranché puis rebranché : la mesure repart toute seule.

ColorimÚtre Jeulin 1G-7 (réf. 701 648) : sortie analogique sur une broche

Sa prise mini-USB ne sert qu'Ă  l'alimenter : la mesure sort par les 2 douilles Ø 4 mm (A : 1 V par unitĂ© d'absorbance, −3 Ă  +3 V ; T : 0 Ă  1 V pour 0 Ă  100 %). Une absorbance rĂ©elle (0 Ă  ~2,5) reste sous 3,3 V : aucun module, branchement direct.

  1. Douille jaune → P0, P1 ou P2 ; douille noire → GND. VĂ©rifie le contact : la voie doit suivre l'Ă©cran (0,00 Abs → ~0 V).
  2. Dans ”Lab : clique la voie de la broche → ColorimĂštre Jeulin 1G-7 : absorbance (ou transmittance si l'appareil est en mode T) → Enregistrer. C'est mĂ©morisĂ© pour cette broche.
  3. Plus prĂ©cis : sortie vers un voltmĂštre I2C, VIN− d'un INA219 (D1) ou une entrĂ©e d'ADS1115 (D2), masses communes → clique la voie « Tension (INA219) » ou « Voie A0 (ADS1115) » → mĂȘme choix ColorimĂštre Jeulin 1G-7. RĂ©solution ≈ 0,0002 Abs avec l'ADS1115 (absorbances nĂ©gatives toujours lues 0).
  4. Le blanc et la longueur d'onde (470 Ă  660 nm) se rĂšglent sur l'appareil. Une absorbance nĂ©gative (blanc qui dĂ©rive) est lue 0 ; rĂ©solution ≈ 0,003 Abs (0,3 % en T).
  5. Courbe d'étalonnage (Beer-Lambert) : mode Pas à pas, « + Point » à chaque solution, puis modélisation linéaire A = k·c.
Les capteurs Ă  sortie nĂ©gative (±5 V, ±10 V : certains capteurs de force, de champ, les sorties d'amplificateurs) ne peuvent pas ĂȘtre lus directement : ni les broches, ni l'INA219, ni l'ADS1115 en mode simple n'acceptent une tension nĂ©gative. Il faut un montage de dĂ©calage d'offset.

6. Analyse fréquentielle (Fourier)

Faire un spectre

  1. Fais une acquisition : Temporel pour des phĂ©nomĂšnes lents (pendule, oscillations mĂ©caniques : jusqu'Ă  ≈ 25 Hz), Rafale pour les signaux rapides sur P0-P2 (jusqu'Ă  ≈ 3 kHz).
  2. Dans la vue Essais, zoome (glisser) sur la partie Ă  analyser : le spectre porte sur la zone visible.
  3. Clique đŸŽ” Spectre : spectre d'amplitude (amplitudes crĂȘte, dans l'unitĂ© de la grandeur), fondamental f₀, tableau des harmoniques, taux de distorsion harmonique (THD).
  4. Curseurs 📏 utilisables sur le spectre (Ă©cart de frĂ©quence, rapport f_B/f_A).
  5. Case 📊 raies harmoniques (bĂątons) : ne garde que les harmoniques, un bĂąton par rang n (f = n·f₀), avec le pourcentage du fondamental au-dessus de chaque bĂąton. En Ă©chelle « dĂ©cibels », les bĂątons sont exprimĂ©s par rapport au fondamental (0 dB). IdĂ©al pour comparer des timbres ou vĂ©rifier qu'un signal carrĂ© n'a que des harmoniques impaires en 1/n. Utilise la fenĂȘtre Hann pour la valeur de f₀, Flat-top pour des amplitudes exactes.

RĂ©glages (onglet đŸŽ” Spectre)

RéglageConseil
FenĂȘtre HannPar dĂ©faut : frĂ©quences prĂ©cises (interpolation du pic, bien meilleure que la rĂ©solution Δf = 1/T).
FenĂȘtre Flat-topAmplitudes exactes (Ă  ~0,1 %) : pour comparer des amplitudes d'harmoniques.
FenĂȘtre RectangulaireSeulement si la zone contient un nombre entier de pĂ©riodes ; sinon fuite spectrale importante (belle dĂ©monstration !).
Bourrage de zérosAffine le tracé (interpolation) mais n'améliore pas la résolution : celle-ci vaut toujours 1/T.
Échelle dBPour voir les petites harmoniques (dB par rapport Ă  1 unitĂ©).
SpectrogrammeÉvolution du spectre au cours du temps (glissando, battements, effet Doppler).
CritÚre de Shannon : on ne voit que les fréquences inférieures à fe/2. Un signal au-dessus est « replié » à une fausse fréquence : ”Lab affiche une alerte de repliement quand de l'énergie apparaßt prÚs de fe/2. En mode Temporel, la période d'échantillonnage n'est pas parfaitement réguliÚre : le signal est ré-échantillonné (alerte affichée) ; la rafale est parfaitement réguliÚre.

Analyseur temps réel

Mode Rafale + case « en boucle » + vue đŸŽ” Spectre : les rafales s'enchaĂźnent (≈ 1 rafraĂźchissement par seconde avec 1000 points) et le spectre se met Ă  jour en direct.

Analyser un son

Le micro intĂ©grĂ© du micro:bit ne fournit que le niveau sonore (pas le signal : limite de MicroPython). Pour un vrai spectre sonore, branche un module micro analogique MAX9814 (gain automatique, recommandĂ©) ou MAX4466 : VCC → 3V, GND → GND, OUT → P0. Rafale Ă  5 kHz : spectre jusqu'Ă  2,5 kHz (voix, diapason 440 Hz, flĂ»te, cordes, battements). Le signal est centrĂ© sur ≈ 1,6 V : la composante continue est retirĂ©e automatiquement.

7. Capteur sans fil (2ᔉ micro:bit)

Un 2ᔉ micro:bit, fixĂ© sur l'objet en mouvement (chute libre, pendule, manĂšge, ascenseur, chariot), envoie par radio 50 mesures par seconde Ă  la carte branchĂ©e au PC : accĂ©lĂ©romĂštre, tempĂ©rature, niveau sonore, boutons, logo. Aucun fil ne gĂȘne le mouvement.

Préparer l'émetteur (une seule fois)

  1. DĂ©branche la carte principale, branche le 2ᔉ micro:bit sur le PC.
  2. Onglet 🔌 Branchements → 📡 Programmer le micro:bit branchĂ© comme ÉMETTEUR (≈ 1 min). Le bandeau indique « Émetteur radio branchĂ© (groupe 1) ».
  3. DĂ©branche-le, rebranche la carte principale. L'Ă©metteur fonctionne ensuite sur pile (boĂźtier 2 × AAA) : il affiche son numĂ©ro de groupe.

Mesurer

  1. Branchements → choisis le mĂȘme groupe que celui affichĂ© par l'Ă©metteur → Recevoir. L'Ă©tat indique le nombre de paquets reçus par seconde et les pertes.
  2. Les voies « 
 (sans fil) » apparaissent dans le panneau de gauche, dont AccĂ©lĂ©ration (norme, sans fil) : ≈ 9,8 m/sÂČ au repos, ≈ 0 en chute libre.
  3. Acquisition normale (Temporel, période 20 ms). La voie « Signal radio » (dBm) renseigne sur la qualité de la liaison.
En classe, un groupe différent par binÎme (0 à 9) : sur l'émetteur, maintiens A+B une seconde pour passer au groupe suivant. ProtÚge l'émetteur (mousse, scotch) lors des chutes.

8. Utiliser un ESP32 Ă  la place du micro:bit

”Lab reconnaßt aussi les cartes ESP32 (testé sur ESP32-S3 ; tables de broches prévues pour C3, C6 et ESP32 classique). Elle se branche en USB sur le PC, comme le micro:bit : elle est détectée toute seule.

  1. PremiĂšre fois : le bandeau indique « La carte contient un autre programme » → clique Installer ”Lab sur la carte. ”Lab installe MicroPython puis son programme (≈ 40 s). Le programme qui Ă©tait dans l'ESP32 est effacĂ©.
  2. Deux cartes branchées (micro:bit + ESP32) : un sélecteur micro:bit | ESP32 apparaßt en haut à gauche. Un clic change de carte en moins d'une seconde ; le choix est mémorisé. Si la carte active est débranchée, ”Lab passe sur l'autre.
  3. Les broches s'appellent G1, G2
 (numéro GPIO imprimé sur la carte). Leurs préréglages sont mémorisés séparément de ceux du micro:bit.
UsageBroches (ESP32-S3)Remarques
Analogique (tension, capteurs 3 fils, rafale)G1, G2, G4, G5, G6, G7, G100 Ă  3,1 V mesurables ; rafale jusqu'Ă  10 kHz, 16 000 points
Numérique (tout ou rien, DHT)G11 à G18, G21aussi utilisables en sortie, PWM, servo, ultrasons
I2CSDA = G8, SCL = G9mĂȘmes modules que le micro:bit, dĂ©tectĂ©s en ~3 s
Sonde DS18B20n'importe quelle broche ci-dessusdétectée en ~3 s, cochée automatiquement

Sondes de température DS18B20 et capteurs DHT11 / DHT22

Comme sur le micro:bit : 3,3 V maximum sur les broches de l'ESP32. Capteurs 0-5 V (Jeulin, Pierron) → module capteur de tension 0-25 V (solution D0). L'ESP32 n'a ni Ă©cran LED, ni haut-parleur, ni accĂ©lĂ©romĂštre, ni radio micro:bit : ces panneaux sont masquĂ©s.

9. Exploitation avancée (résumé)

BesoinOĂč
Afficher une valeur en trĂšs grand au vidĂ©oprojecteur⛶ Projection (touche P) : un afficheur par voie cochĂ©e (4 max). Glisser la poignĂ©e sous les afficheurs pour les agrandir (double-clic : grand afficheur ↔ normal) ; au survol : − / + dĂ©cimales (Auto : retour Ă  4 chiffres significatifs), ❄ Figer la valeur ; pastille ● stable (variation sur 3 s ≀ 2 unitĂ©s du dernier chiffre affichĂ©, utile avant « + Point » en dosage) ; mini-courbe et min/max des 30 derniĂšres secondes
Grandeur calculĂ©e, dĂ©rivĂ©e lissĂ©e, intĂ©grale, filtre📋 Tableur : U*I, derivl(x;7), integ(x), lisse(x;7), moyglis(x;5)
ModĂšle avec incertitudes sur les paramĂštres, χÂČ rĂ©duit, rĂ©sidus📈 ModĂ©lisation : renseigne u(y) → ajustement pondĂ©rĂ©, IC 95 % (Student)
Explorer un modĂšle Ă  la main📈 ModĂ©lisation → ✋ À la main (curseurs, RÂČ en direct)
Mesures rĂ©pĂ©tĂ©es : moyenne, Ă©cart-type, Student, Ă©cart normalisĂ©đŸ“Š Incertitudes → Mesures rĂ©pĂ©tĂ©es
Propagation des incertitudes📊 Incertitudes → Monte-Carlo (comparĂ©e Ă  la propagation linĂ©aire) ; « → Monte-Carlo » depuis un modĂšle ou une statistique
Tangente, constante de temps τ (tangente Ă  l'origine, 63 %)🔧 Outils (curseur A)
Dosage : Ă©quivalence, demi-Ă©quivalence (pKa)🔧 Outils → Dosage (mode Pas Ă  pas, abscisse = volume)
Loi physique Ă  partir de plusieurs essais (TÂČ = f(L)
)🔧 Outils → SynthĂšse multi-essais
Échelles log (Bode, spectres), portrait de phase🔧 Outils → Axes / Portrait de phase
Script Python, compte-rendu, envoi aux Ă©lĂšves, enregistrement de plusieurs heuresđŸ’Ÿ Fichier
Annuler une suppression / un calculCtrl+Z

Mesures longues (refroidissement, cinétique lente)

Exemple : loi de refroidissement de Newton sur 40 minutes avec la sonde DS18B20 de l'ESP32.

  1. Mode Temporel. DurĂ©e : 40 min (ou 2400 ; « 1 h 30 » fonctionne aussi). Points : le nombre de mesures voulu, par exemple 240 — la pĂ©riode s'adapte toute seule (ici 10 s). Le dernier rĂ©glage touchĂ© (Points ou PĂ©riode) reste fixe si tu changes la durĂ©e.
  2. ▶ Lancer. DĂšs qu'un essai dure au moins 1 minute (pĂ©riode ≄ 0,2 s), il est sĂ©curisĂ© : c'est le serveur qui enregistre, chaque point est la moyenne d'environ 8 mesures. Tu peux recharger ou fermer la page, changer d'ordinateur : l'essai continue et reprend Ă  l'Ă©cran quand tu rouvres ”Lab. La pastille « âș Essai sĂ©curisĂ© 37/240 · reste 34 min » suit l'avancement.
  3. Pendant l'essai, le PC relié à la carte ne se met pas en veille tout seul. Ne ferme pas son capot et laisse-le sur secteur.
  4. À la fin : onglet 📈 ModĂ©lisation → exponentielle y = A·exp(−t/τ) + B (B = tempĂ©rature ambiante, τ = constante de temps, avec incertitudes).

Pour une mesure sans fin (serre, station mĂ©tĂ©o) : menu đŸ’Ÿ → Enregistrement longue durĂ©e (pĂ©riode libre, arrĂȘt manuel ou automatique), puis « Ouvrir comme essai ».

10. MĂ©thode des incertitudes (onglet 📊)

SituationÉvaluationDans ”Lab
J'ai rĂ©pĂ©tĂ© la mesure (N fois, indĂ©pendantes)Type A : s pour une mesure, s/√N pour la moyenne① RĂ©pĂ©titions (protocole « moyenne » ou « une mesure ») ; ”Lab vĂ©rifie l'indĂ©pendance
J'ai modĂ©lisĂ© une courbeType A : incertitude d'ajustement (rĂ©sidus)② Ajustement : Durbin-Watson, bootstrap, sensibilitĂ© Ă  la zone → « u conseillĂ©e »
RĂ©solution, notice, Ă©talonnage, grandeur mesurĂ©e une foisType B : q/√12, a/√3, a/√6, U/2⑱ Bilan : boutons «  
 (B) »
Le rĂ©sultat dĂ©pend de plusieurs grandeursCoefficients de sensibilitĂ©, ou Monte-Carlo si non linĂ©aire⑱ colonne c ; â‘€ Monte-Carlo
Comparer Ă  une valeur de rĂ©fĂ©rencez = |x − xrĂ©f| / √(ucÂČ + urĂ©fÂČ)⑱ Bilan (z calculĂ© sur le bilan complet)
RĂ©sultats de toute la classeMĂȘme essai : dispersion d'exploitation (pas de s/√N) ; chacun son essai : s/√N + type B commun, distribution des z④ SĂ©rie (classe), avec dĂ©composition exploitation / mesure
Les piĂšges : s/√N sur des rĂ©sultats non indĂ©pendants (30 exploitations d'un seul essai, mesures successives trop rapprochĂ©es) ; oublier le type B (le biais du capteur ne varie pas quand on rĂ©pĂšte) ; gonfler u pour « rentrer dans les clous ». Un bon z est un z honnĂȘte. Seul un autre instrument ou une autre mĂ©thode rĂ©vĂšle un biais commun.

11. Tableau récapitulatif

Ce que tu branchesAlimentationSignal versComposant en plus
Module I2C 3,3-5 V3,3 VP20 (SDA), P19 (SCL)—
Module analogique compatible 3,3 V3,3 VP0, P1, P2—
Module tout-ou-rien compatible 3,3 V3,3 VP8, P13-P16 (ou P0-P2)—
PIR HC-SR5015 Vune broche numĂ©rique— (sortie 3,3 V, vĂ©rifier au multimĂštre)
HC-SR04 classique5 Vtrig/echoConvertisseur de niveau (ou modĂšle RCWL-1601 en 3,3 V)
Module I2C 5 V uniquement5 VP20 / P19Convertisseur de niveau sur SDA/SCL
Capteur 0-5 V (Jeulin, Pierron
)la siennebornier du module, enfiché sur P0-P2Module capteur de tension 0-25 V (ou INA219 pour plus de précision)
Capteur ±V (nĂ©gatif)——Montage de dĂ©calage (non couvert)
DHT11/22, DS18B20non pris en charge → remplacer par AHT20, SHT30, BME280 (I2C) ou une CTN analogique

12. Dépannage

SymptîmeCauses probables → que faire
Module I2C jamais détectéSDA et SCL inversés (le plus fréquent) ; module non alimenté (LED du module éteinte ?) ; fil mal enfoncé ; P19/P20 déjà utilisées par autre chose. Débranche/rebranche l'USB aprÚs correction.
« Module inconnu 0x
 »CĂąblage correct, mais pas de pilote ”Lab pour ce modĂšle. VĂ©rifie la rĂ©fĂ©rence exacte de la puce (pas le nom commercial du module).
Un seul de deux modules identiques apparaĂźtMĂȘme adresse → change l'adresse de l'un (voir Ă©tape 5).
Valeurs I2C qui sautent ou disparaissentFils trop longs, trop de modules en parallÚle, masse mal reliée.
Broche jamais « verte »Les capteurs trĂšs rĂ©sistifs (> 100 kΩ) ou Ă©teints ressemblent Ă  une broche en l'air. Clique quand mĂȘme la voie et choisis le capteur : il est mĂ©morisĂ©.
Mesure analogique bloquĂ©e Ă  1023 (≈ 3,3 V)Tension trop Ă©levĂ©e sur la broche : dĂ©branche immĂ©diatement, mesure au multimĂštre, applique le chapitre 4.
Mesure qui dérive ou bruiteMasse non commune ; alimentation du capteur instable ; cùbles longs non torsadés.
Capteur Jeulin : valeur fausse mais proportionnelleMauvais adaptateur choisi (module 0-25 V = Ă·5, pont 10 k/20 k = Ă·1,5) ou correspondance mal recopiĂ©e → Ă©talonne sur 2 points.
Bandeau « micro:bit débranché »Cùble USB « charge seule » (sans données) ; essaie un autre cùble ou un autre port.
Bandeau « Programme ”Lab absent »Bouton « Installer ”Lab sur la carte » dans le bandeau (≈ 1 min).